20 secondes de retard

De bonne heure
un bonhomme
bedonnant
face débonnaire

fixe le train qui s’éloigne

en pleurant

Les enfants le regardent
Les femmes le regardent
La ville entière le regarde

Tout le monde compatit

Mais le train poursuit sa route
indifférent au sort
de ceux qui lentement

déraillent

 

N.F

9 mai 2014

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *